Retour au Journal

Le vertige de 17 heures

Réflexion sur l'angoisse du vide

Il y a une heure très particulière dans la semaine. C’est le dimanche, aux alentours de 17 heures. L'agitation du week-end retombe. La maison est calme. La lumière commence doucement à décliner. Et soudain, un poids invisible s'installe au creux de l'estomac.

C'est à cet instant précis que la nausée nous cueille. Pas celle du corps, celle de l'âme. Toute la semaine, on s'étourdit avec le travail, les réseaux sociaux, les sorties, la musique dans les écouteurs. On court pour s'assurer que le silence ne nous rattrape jamais. Mais le dimanche en fin d'après-midi, le bruit s'éteint. On se retrouve face à face avec soi-même, sans filtre et sans échappatoire.

Ce vide qui nous terrifie tant, c'est simplement le bruit de notre propre existence. Face au silence, les vraies questions remontent à la surface : Suis-je à la bonne place ? Ai-je vraiment choisi ma vie ou me suis-je laissé porter par le courant ?

Notre premier réflexe est d'attraper notre téléphone pour fuir. Résistez. Laissez ce vertige vous traverser. Il est inconfortable, certes, mais c'est souvent dans cet espace de néant absolu que naissent les décisions qui changent une vie.

Ben_bash_bir