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La prison des étiquettes

Réflexion sur les étiquettes sociales

Ça commence souvent très tôt, sur les bancs de l'école. On vous donne un rôle et on vous colle un mot sur le front. Vous êtes "le rêveur", "la discrète", "l'intellectuel" ou "le manuel". Sans même s'en rendre compte, on grandit en essayant de ne pas déborder du cadre de cette définition étriquée.

La société adore les boîtes. C'est rassurant de pouvoir classer les gens, cela donne l'illusion qu'on les comprend. Mais l'être humain est par nature un océan de contradictions. On peut aimer la poésie fine et hurler dans un stade de foot. On peut être professeur le jour et slameur la nuit. On peut adorer la solitude et être l'âme d'une fête.

Accepter l'étiquette des autres, c'est amputer une partie de son propre génie. C'est jouer le personnage qu'on a écrit pour vous, plutôt que d'improviser votre propre pièce.

Si vous sentez que le costume est devenu trop étroit, déchirez l'étiquette. Décevez les pronostics. Surprenez-les. C'est dans ce délicieux moment d'incompréhension dans le regard des autres que réside votre plus grande liberté.

Ben_bash_bir