C’est un trait de caractère que l'on retrouve un peu partout chez les humains : nous avons souvent deux poids et deux mesures. Nous avons une façon de juger très douce pour nous-mêmes, et une autre, beaucoup plus sévère, pour les personnes qui nous entourent.
Une question de point de vue
Quand une personne commet une erreur, elle connaît toute son histoire. Elle sait si elle a mal dormi, si elle traverse un moment difficile ou si elle a simplement eu un coup de malchance. Pour elle, l'erreur n'est jamais vraiment de sa faute, c'est juste le résultat des circonstances. On se trouve des excuses pour ne pas abîmer l'image qu'on a de soi-même.
Pour les autres, c’est tout le contraire. On ne voit que l’acte final, sans connaître les coulisses. Si quelqu'un se trompe, on a tendance à penser que c’est à cause de son caractère ou d'un manque de volonté. On juge sévèrement parce que c'est plus facile que d'essayer de comprendre ce que l'autre traverse.
Le besoin de se protéger
Au fond, cette différence de traitement nous sert de bouclier. En pointant du doigt les fautes des autres, on se rassure sur nos propres qualités. C’est une manière de se dire qu'on fait mieux que le voisin.
Pourtant, la vraie sagesse consiste à équilibrer la balance. Il s'agit d'apprendre à regarder les autres avec la même patience et la même compréhension que l'on s'accorde si facilement. C'est accepter que tout le monde, sans exception, a le droit à l'erreur.