La fin d'un mois, la fin d'une relation, la fin d'une époque... Nous avons un rapport très crispé avec ce qui s'achève. L'être humain aime la sécurité du connu et redoute le vide laissé par ce qui disparaît. Alors, quand la musique s'arrête, on reste souvent au milieu de la piste de danse, désemparé.
Mais si vous regardez bien l'architecture de votre propre existence, vous réaliserez une chose magnifique : les points finaux n'existent pratiquement pas dans la vraie vie.
L'univers est un maître dans l'art de la ponctuation, et il préfère de loin les points de suspension. Ce que vous prenez aujourd'hui pour une fin brutale n'est en réalité que le creux de la vague avant le prochain mouvement. Chaque porte qui claque crée un courant d'air qui en ouvre inévitablement une autre quelque part dans le couloir.
Célébrons les fins. Ce ne sont pas des falaises où l'on tombe, ce sont de simples tremplins vers ce que nous ne connaissons pas encore. Le chapitre est clos, certes. Mais le livre, lui, est encore loin d'être terminé...
Ben_bash_bir