Imaginez que vous vous promeniez avec un sac à dos. Chaque jour, des passants y jettent une petite pierre. Au bout de quelques années, le poids devient si écrasant que chaque pas est une souffrance. C'est exactement ce que nous faisons avec nos angoisses.
Si l'on prend le temps d'examiner nos peurs les plus profondes — la peur de manquer d'argent, la peur de finir seul, la peur de prendre une mauvaise décision — on réalise souvent une chose troublante : la majorité de ces craintes ne sont pas vraiment les nôtres. Ce sont des héritages.
Nos parents, avec les meilleures intentions du monde, nous ont transmis leurs propres traumatismes. L'école nous a appris la terreur de l'échec. La société nous murmure chaque jour que si nous ne courons pas assez vite, nous serons laissés sur le bord de la route. Toutes ces peurs ont été glissées dans nos poches à notre insu.
Pour avancer, il faut faire le tri. Prenez une peur qui vous paralyse aujourd'hui et posez-vous cette question simple : "Cette angoisse vient-elle de mon expérience personnelle, ou me l'a-t-on racontée ?". Il est temps de vider notre manteau des pierres qui ne nous appartiennent pas. Le voyage est bien plus agréable quand on voyage léger.