C’est une vérité que l’on oublie souvent dans le bruit de nos journées : nous sommes tous de passage. Peu importe qui nous sommes, la fin de l’histoire est la même pour tout le monde. Tôt ou tard, nous redeviendrons tous de la poussière. Pourtant, quand on regarde autour de nous, on voit tellement de cœurs serrés, de visages fermés et de hargne gratuite.
C’est parfois triste de voir des gens qui ne s’aiment pas, qui ne se supportent plus et qui entretiennent une rancune qui ne leur rapporte absolument rien. Cette colère est un poison que l’on boit en espérant que l’autre en tombe malade. On gâche nos nuits, notre santé et notre temps pour des histoires qui n’auront plus aucune importance dans quelques années. Porter cette haine, c’est comme voyager avec une valise pleine de briques : on s’épuise tout seul.
Comment sortir de ce piège ?
Puisque la vie est courte, comment faire pour ne plus laisser la hargne diriger nos vies ? Voici quelques chemins simples à tester :
Le test de la "dernière fois" : Quand on sent la colère monter contre quelqu'un, posons-nous cette question : « Si c’était mon dernier jour, est-ce que j'aurais vraiment envie de passer mes dernières heures à être fâché ? » Cela aide tout de suite à voir ce qui est vraiment important.
Poser le sac pour soi-même : Pardonner ou lâcher prise, ce n’est pas faire un cadeau à l’autre. C’est se faire un cadeau à soi. C’est décider que l’autre n’a plus le pouvoir de nous gâcher la journée. On choisit la paix pour pouvoir marcher plus léger.
La distance polie : On n'est pas obligé d'aimer tout le monde. Si on ne supporte pas une personne, au lieu de nourrir une haine fatigante, on peut simplement choisir l'indifférence. On se dit bonjour poliment, et on tourne la tête vers ce qui nous rend heureux.
Regarder l'autre avec humanité : Rappelons-nous que la personne en face de nous a aussi ses peurs et ses blessures. Elle aussi finira en poussière. Cette pensée rend souvent la colère moins forte et laisse place à une forme de calme, voire de pitié.
En clair :
Puisque nous savons que le temps presse, ne le perdons plus à nous détester. La poussière ne garde pas de rancune, alors essayons de vivre avec un cœur un peu plus léger dès maintenant. La paix n'a pas de prix, mais elle change tout le voyage.