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La route est longue, mais la vue est superbe (et le GPS est cassé)

1. La route est longue...

Dans ce grand voyage qu'est la vie, on nous donne tous une paire de chaussures et un chemin. Certains courent comme s'ils avaient oublié d'éteindre le feu à la maison, d'autres flânent pour discuter avec les fleurs, et d'autres encore s'assoient sur un caillou juste parce que le caillou est confortable. C'est ça qui est génial : personne n'a la même destination.

Le problème, c'est qu'au bord de cette route, on trouve toujours des « experts du commentaire ». Ils n'ont pas de sac à dos, ils ne marchent pas, mais ils ont un avis très précis sur votre façon de lever les pieds :

« Pourquoi il prend ce chemin-là ? Il y a un raccourci par le fossé ! »

« Regarde ses chaussures, elles ne brillent pas assez pour quelqu'un qui veut aller loin. »

« Il s'arrête encore ? À ce rythme-là, il arrivera à destination en 2095. »

C'est fascinant de voir des gens dépenser autant d'énergie à analyser la marche des autres alors qu'ils restent assis. S'ils utilisaient ne serait-ce que la moitié de ce temps pour avancer, ils auraient déjà fait trois fois le tour du monde !

2. Le miroir déformant : « Dis-moi ce que tu critiques... »

Vous savez, celui qui parle beaucoup des autres finit toujours par faire son propre portrait. C’est la magie du miroir des mots :

  • Si quelqu'un trouve que vous êtes « trop calme », c’est souvent parce qu'à l'intérieur de lui, c'est une tempête de stress.
  • S'il surveille vos petites erreurs à la loupe, c’est qu'il a une peur bleue de montrer ses propres grosses bêtises.

Les critiques, c’est comme la météo. Un nuage peut bien passer devant le soleil, il ne l’éteint pas. Le soleil ne s'arrête pas de briller parce qu'un nuage n'est pas content. Pour un écrivain, chaque vie est un roman unique. Si quelqu'un passe ses journées à critiquer votre premier chapitre, c'est sûrement parce qu'il a une panne d'inspiration pour écrire le sien. C’est plus facile de corriger les fautes d'orthographe dans le cahier du voisin que d’inventer sa propre histoire.

3. Cultivons notre jardin (et laissons les poules caqueter)

La meilleure réponse ? Un grand sourire et une politesse impeccable. Pourquoi s'énerver ? Au fond, si ces gens passent autant de temps à vous observer, c’est que vous êtes devenu leur programme télé préféré ! C’est presque un compliment : vous êtes bien plus intéressant que tout ce qu’ils pourraient faire de leur propre journée.

Gardons le cœur léger. On ne peut pas empêcher les oiseaux de voler partout, mais on peut décider s'ils ont le droit de se poser sur notre épaule pour nous casser les oreilles.

Continuons d'avancer, de rire et de faire ce qu'on aime le mieux. Le temps, lui, ne ment jamais. À la fin, le bruit des spectateurs s'éteint, mais le chemin que vous avez parcouru et les fleurs que vous avez plantées, eux, restent là pour toujours.

« Si on devait donner une médaille à tous ceux qui s'occupent de la vie des autres, il n'y aurait plus assez de métal sur terre. Alors autant rester léger et continuer à marcher vers l'horizon. »
BEN BASH BIR