Vous êtes à un dîner, à un événement de famille ou autour de la machine à café au bureau. Quelqu'un parle de ses prochaines vacances, un autre se plaint du temps qu'il fait. Vous hochez la tête. Vous souriez au bon moment. Vous répondez avec la phrase exacte que l'on attend de vous.
Et là, une déconnexion brutale s'opère. L'espace d'une seconde, vous avez l'impression d'observer la scène depuis le plafond. Les mots prononcés sonnent creux. Les rires semblent forcés. Les politesses ressemblent à des lignes de dialogue écrites par un mauvais scénariste. Le monde prend soudain un terrible goût de carton-pâte.
Cette forme de nausée sociale est épuisante. C'est l'âme qui étouffe à force de nager dans les eaux peu profondes des conventions sociales. On a une envie folle de taper du poing sur la table et de hurler : « Pouvons-nous parler de quelque chose de vrai, pour une fois ? De nos peurs, de nos doutes, de la mort, de l'amour ? »
Si vous ressentez cette coupure, ne vous croyez pas fou. C'est simplement votre instinct qui refuse de s'alimenter de vide. Éloignez-vous des décors artificiels, et cherchez les gens avec qui vous n'avez pas besoin de jouer un rôle.
Ben_bash_bir