On a souvent tendance à croire que le succès est une ligne droite qui commence sur les bancs de l'école et s'arrête au sommet d'une carrière. Pourtant, si on y regarde de plus près, le "premier de la classe" n'est pas toujours celui qui s'en sort le mieux une fois jeté dans le grand bain de la vie. Pourquoi ? Parce que l'école, avec ses programmes bien rangés, nous apprend surtout à être de bons exécutants de la mémoire.
Le confort rassurant des bonnes réponses
À l'école, il y a toujours une "bonne réponse". C'est rassurant : si on récite la leçon, on a une gommette ou une bonne note. On nous entraîne à remplir nos têtes comme on remplit des valises pour un voyage dont on ne connaîtrait que la destination théorique. Mais le problème, c'est que la vie, la vraie, ne nous donne pas de manuel. Elle nous balance des imprévus, des pannes de moteur et des rencontres qui ne figurent dans aucun manuel d'histoire ou de géographie.
Quand la "vraie vie" s'en mêle
Sortir du cadre scolaire, c'est découvrir que les outils les plus précieux ne sont pas forcément ceux qu'on a révisés pour l'examen.
L’adaptabilité : C'est ce muscle invisible qui nous permet de ne pas couler quand tout change autour de nous. C'est savoir improviser un plan B quand le plan A s'effondre en plein vol.
L’empathie : On ne nous apprend pas à écouter le silence d'un collègue ou à comprendre les peurs d'un ami, et pourtant, c'est cette intelligence-là qui soude les équipes et crée les liens les plus solides.
L'inventivité : C'est cette petite étincelle de curiosité qui nous pousse à poser des questions plutôt qu'à simplement donner des réponses.
Vers une intelligence plus complète
Il ne s'agit pas de dire que l'école est inutile, loin de là. Elle nous donne les bases, la structure. Mais il est temps de réaliser que l'intelligence est une mosaïque. Elle se nourrit autant de nos erreurs que de nos réussites, autant de notre sensibilité que de notre logique.
Redonner ses lettres de noblesse à l'instinct, à la créativité et à l'humain, c'est se donner une chance de naviguer dans ce monde complexe avec un peu plus de légèreté et beaucoup plus de justesse. Au fond, la plus belle forme de savoir, c'est peut-être simplement celle qui nous permet de rester debout, curieux et ouverts face à l'inconnu.